Floreffe
Sécurité routière : adaptation du stationnement sur la N90 lors des événements
Stationnement sur la N90 : après 90 enlèvements, nous ne pouvons plus fermer les yeux
La brocante de Floreffe est un événement populaire, familial et particulièrement apprécié. Elle rassemble chaque année des milliers de visiteurs et participe pleinement à l’attractivité de notre commune.
Mais son édition 2026 a également mis en évidence une situation que nous ne pouvons plus accepter : 90 véhicules ont dû être enlevés en deux jours en raison de stationnements en infraction, notamment sur ou à proximité des infrastructures réservées à la mobilité douce.
90 véhicules. Ce chiffre, à lui seul, doit nous interpeller.
Au-delà du nombre d’infractions, il y a surtout les conséquences concrètes. Lorsque des véhicules occupent une piste cyclable, ce ne sont pas seulement quelques mètres de voirie qui sont obstrués. Ce sont des cyclistes, des familles, des mamans avec leurs enfants, parfois de très jeunes enfants, qui sont contraints de quitter l’espace qui leur est réservé et de se déporter directement sur une route nationale.
Et là, nous ne parlons plus de confort. Nous parlons de sécurité.
Pendant plus de vingt ans, l’organisation de grands événements à Floreffe a pu reposer sur une forme de tolérance et, surtout, sur l’idée qu’un minimum de respect des règles élémentaires permettrait à chacun de trouver sa place.
Force est de constater que ce n’est malheureusement plus le cas.
L’incivisme de certains automobilistes ne peut plus avoir pour conséquence de mettre en danger ceux qui ont précisément choisi de se déplacer à pied ou à vélo.
À la suite de la brocante, une réunion s’est tenue avec le Service public de Wallonie – Mobilité et Infrastructures, gestionnaire de la N90. L’analyse est claire et partagée : les infractions sont en augmentation, elles sont constatées sur une zone particulièrement étendue, et les risques encourus par les usagers faibles ne permettent plus de maintenir le dispositif tel qu’il existait jusqu’à présent.
Le SPW constate également que la neutralisation d’une voie de la N90 afin d’y permettre du stationnement engendre des désordres importants et que des problèmes similaires avaient déjà été observés lors de la précédente édition du festival Esperanzah!, certains festivaliers ayant même dormi dans la zone neutralisée de la nationale.
En accord avec la Commune de Floreffe, le SPW a donc décidé qu’il ne délivrerait plus d’autorisation permettant l’organisation du stationnement sur la voie lente de la N90. L’arrêt et le stationnement y seront désormais interdits lors des événements concernés.
Cette décision et ses conséquences ont été notifiées au festival Esperanzah! dès la mi-juin, afin que l’organisation puisse en tenir compte dans la préparation de son édition 2026 et adapter, en conséquence, son dispositif de mobilité et de stationnement.
Depuis lors, les échanges se sont poursuivis entre les différents acteurs concernés. Les derniers ajustements ont encore été réalisés ce mardi, permettant au festival de trouver une solution de stationnement à proximité du site.
C’est précisément de cette manière que nous souhaitons travailler : poser clairement les impératifs de sécurité, assumer les décisions qui s’imposent, mais aussi rechercher, avec les organisateurs, des solutions concrètes permettant la tenue de nos grands événements dans les meilleures conditions possibles.
La sécurité et l’organisation d’un événement ne doivent pas s’opposer. Elles doivent se construire ensemble. Mais une chose est claire : nous ne pouvons plus accepter que l’incivisme de certains automobilistes mette directement en danger des cyclistes, des familles et des enfants.
En tant que Bourgmestre, ma responsabilité n’est pas d’attendre qu’un accident grave se produise pour expliquer ensuite qu’il aurait fallu agir. Éviter le drame est et restera l’une de mes premières préoccupations.
Je préfère aujourd’hui assumer une décision impopulaire que devoir, demain, expliquer un drame que nous pouvions éviter.
Philippe Vautard
Bourgmestre
