L'école des devoirs : ils l'aiment !
« Chez moi, dit Aurélie, sixième primaire, j’ai trop vite fini mes devoirs, je ne travaille pas, mais ici, oui… ». Julie, même âge, fait chorus : « Moi, c’est pareil et puis, à la maison, mes frères et mes sœurs m’ennuient un peu ».
Il est 15h45, ce mardi-là. Ramenés de leur école par le bibliothécaire André Brouwers, les enfants de l’Ecole des devoirs se partagent un léger goûter biscuits-jus. Très vite, tous se retrouvent à deux ou trois par petite table. Un adulte les rejoint et le silence s’installe. « J’aime bien qu’on m’aide », me confie Lucie, deuxième primaire, « alors je comprends mieux ». Et Steven, même classe, ajoute : « D’abord, je travaille et puis je montre. Et après on peut jouer et lire des histoires, j’aime bien ! »
Sept tables, sept adultes, 18 enfants. Problèmes, nature des mots, tracé des angles, lecture… les matières des leçons et devoirs sont diverses, tous comme les niveaux scolaires. « La difficulté », explique Rodolphe Charue, responsable de l’Ecole de devoirs de Floreffe, « c’est de savoir, de comprendre, de découvrir, comment leur enseignant leur a appris telle ou telle chose, comment faire une division par exemple… Nous ne voulons pas les perturber en leur expliquant différemment ». Pas évident non plus pour les adultes de se tenir au courant de la manière dont on enseigne maintenant l’analyse grammaticale, par exemple. « Heureusement », précise notre interlocuteur, « Ghislaine, une ancienne institutrice, fait partie des bénévoles et son apport est précieux. C’est elle qui a, avec le bibliothécaire, fondé l’école de devoirs en 1998 ».
Leçons, devoirs et remédiation
Aujourd’hui, les adultes présents à l’Ecole de devoirs sont presque tous pensionnés. Ils y travaillent généralement deux fois par semaine.
Pratiquement, une personne travaille avec deux ou trois enfants, rarement quatre et parfois un seul. La moyenne bénévole/enfants est nettement meilleure que dans beaucoup d’autres Ecoles de devoirs ! « Nous suivons bien sûr les devoirs », ajoute encore Rodolphe Charue « mais nous faisons aussi de la remédiation quand elle est nécessaire... ».
Notre interlocuteur aime manifestement ce qu’il fait : « On se remet en question et on apprend toujours. Ces après quatre heures avec des enfants rajeunissent les neurones ! Elles apportent d’énormes satisfactions parce que l’on voit les évolutions positives. Et l’on garde le contact avec ceux qui sont passés par ici quand on les croise en rue… ». Un regret toutefois : « Nous sommes victimes de notre succès, nous devons refuser des demandes. La place manque pour accueillir plus d’enfants… ».
A savoir
L’Ecole de devoirs de Floreffe est gratuitement hébergée par la commune, les mardis et jeudis de l’année scolaire, de 15h30 à 17h.
La cotisation est de 8 €/trimestre/enfant, 6 € pour les suivants.
Renseignements : Rodolphe Charue – 081/44.46.86 et André Brouwers – 081/44.54.29 ou brouwersandre@euphonybet.be
Une deuxième Ecole des devoirs, indépendante de la première, est ouverte au Centre culturel, à Franière.
Article écrit par un membre du Conseil consultatif de l’Information et la participation


